Fiction N° 1 Suite

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Fiction N° 1 Suite

Message par Invité le Sam 17 Jan - 16:10

Les soupirs rauques de Satoshi étaient rythmés par les lascifs mouvements de Daïsuke. Parcourut d'une chaude décharge, le commandant se crispa soudainement sur les draps en laissant échapper le nom du roux dans un délicieux gémissement, ainsi que sa semence entre les lèvres du Niwa. Celui-ci revint se coucher contre lui, taquinant du bout des lèvres, ses oreilles et son cou. Dès qu'il eut récupéré une respiration régulière, Satoshi se mit à répondre à ces attaques langoureuses. Il embrassa Daïsuke et les fit rouler pour prendre le dessus. Sa bouche traça un humide chemin liant les lèvres du voleur jusqu'à son aine en passant par ses tétons et son nombril. Il commença à caresser avec tendresse la verge gonflée de son amant, puis les bourses et les cuisses tout en prenant le membre en bouche pour une onctueuse gâterie. Il fit couler ses doigts sur la peau de Daïsuke jusqu'à son intimité qu'il taquina puis pénétra doucement, faisant se crisper son amant. Quelques caresses et la douleur passa, Satoshi fit pénétrer un deuxième doigt, tout en continuant ses caresses sur la hampe gonflée, pour bien préparer Daïsuke. Sa langue alla ensuite aider ses doigts fins jusqu'à ce que dans une exquise plainte, Daïsuke lui demande de passer à l'acte. Satoshi s'exécuta avec une extrême tendresse, fixant son vis-à-vis d'un regard passionné et rassurant le roux d'un doux baiser. Lorsqu'il le pénétra, il ne le lâcha pas du regard, observant avec attention chaque expression de son amant qui s'agrippait au coussin. Après quelques va et viens la douleur laissa place au plaisir. Les mouvements étaient profonds, rapides presque frénétiques par moment. La scène était magique, les deux corps enlacés, couverts de sueur, se mouvaient en toute liberté, rythmés par des soupirs d'aises, leurs respirations rauques et d'honteux gémissements. Satoshi s'assit et fit s'assoir le roux sur lui sans s'en retirer. Leurs mouvements se firent plus pressés, plus profonds, Daïsuke était poussé au bord du gouffre, Satoshi atteignait à chaque mouvement, une partie de son anatomie dont il ne connaissait même pas l'existence. Satoshi s'agrippa subitement à son dos, plongeant son visage dans son cou et Daïsuke se cambra en même temps, l'échine traversée par une vague d'intense plaisir et tous deux hurlèrent le nom de leur vis-à-vis atteignant l'orgasme. Ils ne bougèrent plus pendant quelques secondes, puis ils s'allongèrent dans les bras l'un de l'autre et s'endormirent.
Daïsuke se réveilla, le sourire aux lèvres. Il sentait dans son dos, le torse de son amant, son souffle chaud caressant sa nuque et son bras enserrant sa taille. Il en profita quelques instants puis se leva, s'extirpant des doux bras de Satoshi avec délicatesse et enfila un boxer et un sweet avant de se caler contre la fenêtre. Il regarda au dehors et, observant avec amusement le résultat de leurs jeux d'enfants. Il bougea subitement, attrapant pinceau et peinture et se mit à l'œuvre. En à peu près deux heures, la deuxième peinture était terminée, et pour lui, cette presque reproduction de son gardien était parfaite. Il reposa ses outils et regarda Satoshi. Tout était si étrange avec lui. Jamais il n'avait été si sûr de lui et pourtant ... Il serra les dents et alla se lover contre Hikari. Il ne put se retenir plus longtemps et se mit à pleurer. Satoshi se réveilla. Il savait pourquoi son amant était dans un tel état, aussi le serra-t-il contre lui, ne pouvant, lui non plus, empêcher quelques silencieuses perles de sel roulé sur sa peau. Ils restèrent ainsi enlacés quelques heures parce qu'ils savaient que par leur famille il leur serait impossible d'être réuni, alors aucun mots, aucun sentiments ne fut prononcé, cela aurait été trop dur ...
Lorsqu'enfin, épuisé d'avoir pleuré, Daïsuke s'endormi, Satoshi s'extirpa du lit et partit en silence. Daïsuke se réveilla vers midi, mais resta en boule, enroulé dans sa couette jusqu'à ce que sa mère vienne le lever de force. Il passa un coup de fil à Risa pour qu'elle lui apporte le tableau au gymnase.

Vint le soir. Risa arriva juste à temps, le tableau empaqueté. Deux heures plus tard Daïsuke se retrouva sur l'estrade entouré de ses toiles, tickets pour la dernière épreuve qui aurait lieu le lendemain. Il croisa un instant le regard de son amant et esquissa un sourire triste. Il rentra chez lui avec sa famille et alla se coucher.
Le lendemain, il passa la majeure partie de sa journée dans son lit, partagé entre le bonheur qu'il avait ressentis dans les bras d'Hiwatari et la tristesse de ne plus jamais pouvoir vivre ça.
Vers quatre heures, il entendit sa porte s'ouvrit et la démarche calme de son père dont il sentit bientôt le poids sur le lit.
- "Ça va?", lui demanda-t-il.
- "Je ne sais pas ..."
- "Tu veux en parler ?"
- "Je ne sais pas si je peux ..."
- "Mon nom est Kosuke Kurenaiba ..."
Daïsuke le regarda surprit puis sourit, comprenant ce qu'il voulait dire. N'étant pas un Niwa à l'origine Kosuke avait un jugement plus objectif que le reste de la famille. Daïsuke lui avoua l'amour qu'il portait à un homme qu'il devait haïr. Un homme qui était lié à lui par une malédiction qui les vouaient à un affrontement éternel. Kosuke le laissa parler et soupira.
- "Daïsuke, ce n'est pas à toi d'assumer les choix de tes ancêtres. Vis ta vie comme tu l'entends, ta mère et moi, ainsi que ton grand père, nous serons là. Notre rôle n'est plus de t'éviter les problèmes mais de t'aider à les affronter."
Daïsuke compris alors que quoiqu'il décide, il ne serait pas seul. Il remercia chaleureusement son père.
Quelques heures plus tard, tous étaient sur leur trente et un pour la dernière épreuve. Le gymnase avait été décoré pour la dernière soirée et ressemblait à un palais de neige et de glace.
Il ne restait que quatre peintres pour cette dernière épreuve et les toiles étaient disposées de façon à ne pas être vues du public tout en leur dévoilant les expressions des concurrents.
Les conditions de l'épreuve furent annoncées. Ils disposaient de trois heures pour peindre un tableau comportant au moins un détail de chacune des œuvres du peintre créées pour le concours. Leurs outils furent amenés et Daïsuke s'immobilisa en voyant ceux qui lui étaient présentés. Il chercha alors dans les tribunes et trouva le visage du commandant qu'il remercia d'un signe de tête et d'un sourire. Satoshi l'encouragea d'un hochement de tête. Le rouquin avait le trac; il regarda les outils d'une superbe manufacture et se souviens du conseil du surdoué. Il décida de l'appliquer : peindre avec son cœur.
Il fit le vide dans son esprit puis se remémora les tableaux qu'il avait peintes lors de toutes les épreuves, puis d'autres choses lui revinrent en tête, des souvenirs surtout depuis l'apparition de Dark, surtout avec Satoshi. Il avait fermé les yeux pour faire cet exercice, il les rouvrit et commença à peindre. Mais il y avait quelque chose d'étrange dans ses yeux, c'était comme s'ils étaient vides, et pourtant ils étaient plein de vie. En vérité, Daïsuke était toujours plongé dans ses souvenirs et peignait sans s'en rendre compte comme s'il était en transe.

L'épreuve se termina enfin. Les peintres lâchèrent leurs pinceaux dans un discret soupir de soulagement. Daïsuke, lui, s'éloigna de sa toile après avoir donné son dernier coup de pinceau et repris enfin ses esprits, sortant de cette intense concentration. Il écarquilla soudainement les yeux en voyant ce qu'il avait peint, laissant même échapper un léger cri de stupeur. Les toiles furent emmenées, lui ne bougea pas...Il ne s'était même pas rendu compte de ce qu'il avait peint...Comment était-ce possible?!
Il fut ramené sur terre et emmené dans les coulisses pour qu'il puisse se nettoyer et s'habiller pour la soirée.
Presque trois quart d'heures plus tard les participants était sur l'estrade, à côtés de leur tableau respectif, toujours recouvert d'un grand drap. Daïsuke était stressé comme jamais, il jetait de timide coup d'œil dans le public, recherchant certaines personnes en particulier. Qu'allait-il faire. Il tenta de s'éclipser, mais fut retenu par le présentateur. Celui-ci dévoila les toiles de la dernière place à la première. Lorsqu'il arriva enfin à celle de Daïsuke, celui-ci paniqua soudainement. L'animateur ne comprenait pas trop pourquoi le jeune homme était si paniqué, alors qu'il savait désormais qu'il avait gagné, puis il se souvint du tableau et compris. Il accepta la requête de Daïsuke, à savoir parler à certaines personnes avant de dévoiler la peinture. En revanche l'homme lui imposa de le faire au micro. Daïsuke s'y résigna, il n'avait pas vraiment le choix, et Dark en lui l'encourageait de tout cœur. Il accepta et prit le micro d'une main tremblante et se tourna vers le public qui au premier son fit silence. Il trouva Riku dans le public et la fixa.

- " Riku?...Je...Je suis désolé. Je t'aime beaucoup, tu es une fille géniale mais...je ne ...je ne ressens plus cet amour pour toi...je...je pense que je te vois plus comme une sœur maintenant...et je...je suis désolé parce que je...j'ai...Je pense que tu avait compris depuis un moment, mais je suis vraiment désolé, car alors que nous étions, qu'officiellement nous sommes toujours ensemble , je...je t'ai trompé...je t'en supplie pardonne moi Riku...parce que je désire rompre avec toi...parce que je n'ai pas eut la force de le faire plus tôt..."
Le silence se fit de nouveau, un silence gêné, certain avait de la peine pour Riku, d'autre insultait à mi-voix le rouquin, d'autres encore voyaient à quel point il se sentait mal. Riku se leva et hocha la tête. D'une voix tremblante elle lui pardonna, et s'excusa de n'avoir pas été plus courageuse que lui. Daïsuke attendit quelques instants puis regarda Satoshi.
- " Je..."il pouffa de rire" Satoshi...je me fiche de tous ce qui c'est passé...Dark, Krad...les Niwa et les Hikari, tous ce qui les liaient jusqu'à présent, je veux l'oublier, parce que...je...je ne veux plus assumer leurs erreurs...Si c'est une erreur alors je l'assumerais, si décider de vivre avec toi est une erreur alors je l'assume, parce que c'est la mienne et que...je...je t'aime Satoshi Hikari... Prends-tu le risque toi aussi?"

Comme un signal, c'est ce moment que choisit l'animateur pour dévoiler le tableau de Daïsuke. Il les représentait, lui et Satoshi, l'un contre l'autre, enveloppés dans un drap, au milieu d'un paysage de neige bleuté et parcourut des traces de leurs ébats. Ils étaient représentés en plein orgasme. Le corps de Satoshi était encore entouré de chaines blanches, celui de Daïsuke de chaînes noires. Quelques mailles brisées de la chaines trainaient dans la neige, et les autres bouts de ces liens étaient reliés à un être, fusion de Dark et Krad, les yeux clos, les ailes déployés, peint en arrière plan.
Un concurrent éliminé critiqua l'œuvre prétextant que Dark n'avait rien à faire dans l'œuvre et qu'il n'y avait donc pas de cohérence, mais l'attention fut détournée par le cri de Risa qui appelait Satoshi.
Celui-ci avait commencé à descendre les gradins pour rejoindre son amant, et s'était presque écroulé, Krad tentant de sortir. Kosuke le rejoignit et sortit un nouveau bibelot qu'il se passa autour de la paume avant de réciter une formule et de conseiller à Satoshi de se dépêcher.
Le commandant s'exécuta et rejoignit à toute vitesse Daïsuke. Il s'arrêta à quelques pas, ils se regardèrent, puis Satoshi avança et l'embrassa après lui avoir avoué de vive voix : "Je t'aime Daïsuke Niwa."
Le baiser fut passionnel, et tous, quelques puissent être leur opinions avant cette scène, étaient heureux pour ce nouveau couple. Soudainement on put entendre Satoshi hurler de douleur tombant à genoux. Daïsuke s'inquiéta une seconde avant d'hurler à son tour, tombant à genoux contre son amour. Ils s’agrippèrent l'un à l'autre en hurlant de douleur sous les regards angoissés des spectateurs.
Subitement on put entendre comme un craquement et une paire d'ailes noires pour Daïsuke, blanches pour Satoshi, se développa dans leur dos sous les yeux stupéfaits des personnes présentes. Ils cessèrent de hurler, se regardèrent, leur respiration était saccadée. Doucement des plumes volaient, des plumes noires et blanches. Leurs ailes disparaissaient et au fur et à mesure, derrière eux, devant la toile, une silhouette apparue...La même qui les surplombait sur le tableau...Dark ou Krad, Dark et Krad... Aile noir était là...
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