Les tables d'Olaria

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Les tables d'Olaria

Message par Invité le Sam 4 Avr - 1:58



Lien : http://arestim.heavenforum.org/

Il faut savoir que les Olarils ignorent une partie de cette Légende. Nous y reviendront plus tard, pour l'heure, voici ce que les Tables racontent :

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Il y a de cela dix générations, alors que les Olarils, notre Peuple, vivait dans une barbarie et une ignorance presque totale, les Dieux descendirent en Arestim pour leur apporter la Connaissance et la Sagesse. Nous avons tout de suite su qu'ils étaient divins : sur leur monture aux reflets d'or, ils avaient traversé la Terrible Gérax et avaient survécu aux Insurmontables Ilgéraxans, ce peuple des Ténèbres aux allures terrifiantes. Ils étaient plus grands que nous, leur corps plus musculeux, et leur intelligence était inégalée.

Ils n'étaient cependant que six à avoir réussi à passer la chaîne des Monts de la Gérax, et ils semblaient exténués. Même les Dieux ont besoin de repos... C'est pourquoi nous leur avons offert la chaleur de nos feux et la douceur de nos matelas de paille. Alors que nous conduisions leur chevaux dans un pré verdoyant, nous découvrîmes qu'ils n'étaient pas différents de nos montures : mais ils avaient recouverts leur flancs d'une carapace à la fois résistante et légère, n'altérant aucun de leurs mouvements et protégeant les animaux des coups qu'ils pourraient prendre. En y regardant de plus près, nous avons découvert que les Dieux eux même avaient recouvert leurs peaux de cette armure.

A leur réveil, ils nous contèrent brièvement leur histoire, et tout ce que nous avons su alors, c'est qu'ils voulaient rester parmi nous, pour nous apprendre leur savoir et nous enseigner à vivre mieux. Ce ne fut pas simple de sortir de notre ignorance, mais les Divinités étaient diplomates et pédagogues, si bien qu'en quelques mois, ils nous avaient métamorphosés. Nous qui peinions à dompter les chevaux et le feu du Ciel, nous étions désormais capable de capturer nos montures sans mal, et nous avions enfin le pouvoir de garder durablement le feu, sans avoir à attendre un éclair.

Nous avons appris d'eux tout ce que nous avons encore aujourd'hui, et nous avons également appris à les connaître :

Le Chef des Dieux était un homme haut et massif, à la stature noble mais au caractère tempétueux. Il possédaient des yeux si effrayants lorsqu'il était en colère, que personne ne souhaitait se trouver sur son chemin en ces instants-là. Malgré un caractère indomptable, Bakarne était un homme que l'on honorait car il savait pressentir les séismes dont nous souffrons toujours actuellement.

Sa compagne était la seule à savoir l'adoucir, la belle Hegoa, qui était enceinte lorsqu'ils arrivèrent en Arestim. Plus grande que toutes les femmes de l'époque, elle avait un visage doux et une voix maternelle, son corps aux formes rondes et rassurante était un véritable soleil les jours de fortes pluies. Elle était très appréciée, des hommes comme des femmes, car elle savait apaiser les cœurs et les âmes.

Les quatre autres Dieux étaient plus jeunes que le Couple, et nous avons supposé qu'ils étaient leur enfant, sans pourtant en être certain. L'un d'eux, Aimar, était un homme plutôt grand et très fin, à l'intelligence hors norme. Il fut le principal enseignant de nos savoirs, son esprit rapide nous ayant apporté bien des progrès. Cependant lorsqu'il s'agissait d'agir sans peur, il n'était pas le premier à se lancer dans les batailles, c'est pourquoi les plus mauvais esprits le qualifièrent de lâche et de peureux.

Panpale, ne réussit que peu à s'intégrer à notre Peuple. Restant souvent à l'écart lors des repas, il fut cependant vite le moins aimé de ces six Dieux qui nous voulaient du bien. Lui, au contraire, ne semblait pas vouloir nous apporter sa connaissance, ne sachant que mentir aux êtres les plus faibles, et nous soufflant des pensées peu honorables. La seule chose dont il paraissait être fier était son talent de commerçant, car il pouvait en effet nous convaincre d'acheter tout et n'importe quoi. Il avait pour seul compagnon un serpent aux allures effrayantes, que tous craignaient.

Hésione, la si fière Hésione... Elle a apporté à notre Peuple la connaissance de la Chasse. Lorsque les Dieux sont arrivés, chaque homme a rêvé d'Hésione durant des nuits entières, tant elle était fascinante. Une femme fougueuse, farouche et déterminée, à la silhouette svelte mais racée d'une louve. Nous avons tous espéré qu'Hésione nous prenne pour mari, mais elle resta toujours seule, accompagnée de son arc et sa dague. Si nous aimions sa féminité noble, nous prenions garde à ses changements violents de caractère, la rendant souvent hargneuse et capricieuse. Aujourd'hui encore, les Chasseresses des Olarils sont nommées les Filles d'Hésione, en son honneur.

Enfin, Filhakan, le dernier des Dieux, était un véritable filou. Plutôt petit mais d'une malice sans pareille, il était rieur, drôle et astucieux. Il nous apprit à rire chaque jour, nous apportant jeux et boissons pour nous détendre d'une journée de labeur. Mais il était aussi un invraisemblable libertin. Combien de femmes ont été séduite par Filhakan durant sa vie en Arestim, il est impossible de compter, tant elles sont nombreuses. Avec ses airs sympathique et son humour irrésistible, ce petit gredin savait faire fondre les demoiselles comme les grands mères. Il se fit détester d'une bonne partie des hommes du Village, mais fut toujours secourut par Hésione....
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